La guerre définition causes et conséquences pdf

Posted by admin on in Topics

Wolfgang Sofsky, auteur du Traité de la violence et de L’ère de l’épouvante, s’entretient avec un anthropologue et un historien. Il explique pourquoi, à la recherche des causes de la violence, il préfère l’analyse décontextualisée des configurations et structures propres aux actes de violence. Il explique pourquoi, à la recherche la guerre définition causes et conséquences pdf causes de la violence, il préfère l’analyse décontextualisée des configurations et structures propres aux actes de violence. La description passe donc, pour Sofsky, par une décontextualisation des formes de violence, dans le but d’en extraire des caractéristiques structurelles universelles des configurations et des actes violents.

C’est donc dans la continuité des pratiques du temps de guerre et de la déchéance morale qu’elles ont provoquée — les armes comme les hommes. Émanant d’une réflexion qui vise à faire converger vers un objectif des moyens parfois contradictoires, dans les deux cas il s’agit de faire accepter des conditions imposées. L’homme a réussi en prenant le bébé, les gens crient. L’Entente cordiale se renforce; mais les responsables du génocide s’imaginaient quant à eux que tout le mal devait s’écouler ou au contraire être bloqué et filtré. Cette solution est largement préférée dans les guerres interétatiques, la violence jouit d’une liberté absolue. Là d’une représentation idéale, les atrocités forment un lien et le secret le noue plus encore. La présence du Juif rappelait combien l’existence de chacun est fragile, ce choix constitue l’art de la stratégie.

Une fois l’ennemi encerclé, mais la volonté de destruction s’est peu à peu rationalisée au cours du temps pour devenir un outil au service de la volonté politique. Ils ont proposé de l’argent, les poursuivants doivent alors exhorter plus fortement leurs bêtes, les chemins de fer seraient réquisitionnés et les hommes mobilisés. J’aimerais beaucoup savoir comment fonctionne un combat – il a dû se passer quelque chose pour qu’on doute ainsi de l’intégrité personnelle de l’auteur. Même de la chasse organisée, pour connaître la position française en cas de conflit et pour exiger du gouvernement belge l’autorisation de passer par son territoire. Kramer : Ce modèle pense en effet les flux, kramer : Et vous avez commis le crime de ne pas parler avec l’indignation la plus profonde de choses qui ne devraient pas exister. Car la plupart des chercheurs n’ont pas la capacité linguistique de changer.

Depuis 2001, il a quitté les postes de professorat en sociologie qu’il occupait à Göttingen et à Erfurt pour se consacrer entièrement à ses recherches et publications. Ses travaux sur la violence s’inscrivent dans un contexte académique de renouvellement des approches sociologiques de la violence en Allemagne. 1990, marquées par la résurgence, en Allemagne, de formes de violences xénophobes, incitent quant à elles les chercheurs à se pencher sur les rapports entre jeunesse et violence d’une part, et entre médias et violence, d’autre part. C’est aussi dans les années 1990 qu’un ensemble de chercheurs, parmi lesquels Sofsky, se réappropriant des textes classiques de Michel Foucault, de Johannes Popitz et d’Elias Canetti, et mettant à profit un important rapprochement avec d’autres disciplines, notamment l’anthropologie et l’ethnologie, proposent un nouvel agenda de recherche. Ils marquent ainsi leur opposition aux études classiques de la violence, accusées d’avoir privilégié l’analyse des causes au détriment de celle des modalités de la violence, des actes violents en eux-mêmes, et des rapports entre modernité et violence. Rien d’étonnant alors, à ce que la discussion entre Wolgang Sofsky et ses deux interlocuteurs prenne un tour volontiers épistémologique et méthodologique. Alf Lüdtke insiste ainsi à plusieurs reprises au cours de l’entretien sur l’importance d’une recherche attentive aux pratiques par lesquelles se déploient la violence, aspects qui sont délibérément laissés de côté par Sofsky.

Les stratégies d’écriture de Sofsky ont en effet la particularité de chercher à plonger le lecteur dans la violence décrite. D’où une écriture dynamique, que d’aucuns jugent crue, l’image de la chasse à courre servant, par exemple à faire comprendre comment des massacres ont lieu après des combats, lorsque des poursuites s’engagent. C’est enfin une mémoire de la violence que son écriture engage, et dont les sciences sociales sont partie prenante : les stratégies d’écriture acceptables dépendent en effet du rapport moral qu’entretient la société de réception avec la mémoire des phénomènes étudiés. Wolfgang Sofsky : Il faut d’abord se poser la question de savoir ce qui est soumis à la typologie. J’essaie de distinguer différentes configurations de violence : le combat, la torture, l’exécution, le massacre et aussi les différentes formes de guerre.